Notre regard sur le monde traduit, trahit, l’état de notre monde intérieur. Face aux transformations profondes qui s’opèrent, prendre conscience de ce fait, simple en apparence, est déjà un pas, une étape vers la nécessaire métamorphose à laquelle le vivant, au plus profond de nous, nous appelle.
Et vous, où en êtes-vous ?
Aujourd’hui, un froid polaire balaie notre pays, alors qu’il faisait si doux il y a dix jours à peine. On ne comprend plus rien aux saisons. Plus rien non plus à la politique, chez nous comme dans des pays amis, qu’on a cru longtemps symboles de liberté et de progrès. Plus rien même aux images qui défilent sur nos écrans : il est devenu si difficile de démêler le vrai du faux.
Notre monde est en train de changer très vite. Que pouvons-nous y faire ?
« Changer, c’est simplement changer de regard sur soi, sur autrui et sur les situations » - Willy Chamming’s
Une possibilité nous est offerte à tous : nous transformer, radicalement, avec lui. Et cela commence par prendre conscience de la manière dont nous percevons ces changements. Elle est, paradoxalement, le reflet de l’état de notre monde intérieur. Cette conscience « au carré » (la conscience d’être conscient) peut à elle seule être un guide précieux pour nous orienter, trouver notre voie, prendre nos décisions.
Une question de regard
Nous n’avons accès qu’à une fraction du réel, par la fenêtre étroite de notre point de vue d’être humain, unique au monde. "Nous voyons par une étroite meurtrière une petite fraction de l’univers de Dieu, l’univers éternel, immuable, où passé, présent et futur ne sont que la réalité divine" écrivait mon grand-père André JATTIOT. Si l’on admet ce fait simple en apparence, nous pouvons comprendre que nos conditionnements, notre culture, notre langage, nos états émotionnels, nos filtres colorent notre perception du monde. Ce que nous voyons à l’extérieur de nous est un reflet de ce que nous vivons intérieurement. Notre regard colore le réel, nous en limite l'accès.
Certains d’entre nous ne voient tout simplement pas le monde changer, ou ne veulent pas le voir. Ils se réjouissent du temps doux, se lamentent lorsque cela ne correspond pas à leurs attentes éventuellement, mais ne perçoivent pas de changement si flagrant. « Bah on verra bien l’année prochaine si c’est vraiment vrai ! » se disent-ils. Ils ne souhaitent qu’une chose : que tout continue comme avant, que leur environnement ne change pas, et sont prêts pour cela à nier l’évidence. Tournés vers le passé, pour eux la vie continue sans que rien ne change vraiment, voilà tout.
D’autres perçoivent les changements comme de lourdes menaces. Ils voient partout des signes précurseurs de l’effondrement à venir, s’alimentent en ce sens à des sources continues d’informations inquiétantes - plus ou moins partielles et validées scientifiquement. Ils vivent dans un monde en perdition, dans lequel il est déjà trop tard pour éviter la catastrophe. Les yeux fixés sur un avenir sombre et plein de dangers, si écrasant qu’ils ne savent que faire, ils sont paralysés, se réfugient dans la préoccupation de leur propre sauvegarde et se rigidifient dans des postures défensives.
Voir clair, s’émerveiller, oser l’inconnu
Il existe enfin une troisième catégorie de personnes, qui identifient clairement certains changements profonds qui s’opèrent, qui s’informent aux sources les plus fiables, tout en restant capables de joie simple et d’émerveillement. Ils peuvent soutenir du regard la disparition progressive du monde qu’ils ont connu, regarder avec curiosité, précision et sang-froid les phénomènes qui se déploient sous leurs yeux, tout en restant mobilisés, ouverts, prêts à donner d’eux-mêmes pour inventer l’avenir. Ils savent qu’ils ne peuvent rien seuls, que c’est notre intelligence collective qui peut créer des solutions soutenables, respectueuses du vivant dans son ensemble, entièrement nouvelles, pour s’ajuster au monde imprévisible dans lequel nous basculons irrémédiablement. Ils ont envie de participer, sont prêts à prendre des responsabilités. Ils pressentent déjà qu’il leur sera demandé de laisser derrière eux certains vieux schémas, certaines certitudes, certains points de repère, sans pour autant renier leurs valeurs, leurs racines, leur idéaux, leurs capacités logiques – autrement dit qui ils sont. Il sont prêts à l‘inconnu.
En eux, déjà, la transformation a commencé à s’opérer. Ils se confrontent à la difficulté de l’expérience : si sortir de ses propres conditionnements est possible, la volonté individuelle, bien que nécessaire, ne suffit pas. Comme au cours d’un voyage à haut risque, il est bon d’être accompagné.
Cultiver son écologie intérieure
Ceux-là ont besoin de rencontrer d’autres gens comme eux, d’être accompagnés dans leur transformation profonde, dans l’acquisition des outils intérieurs - stabilité émotionnelle, compétences relationnelles, pensée claire et ternaire, concepts précis, qui vont leur permettre de se déployer. Ils ont besoin d’abaisser leur centre de gravité émotionnelle interne, pour rester stables dans l’incertitude et pouvoir accompagner les autres, susciter leur créativité, mobiliser leurs compétences et les aider à leur tour à ouvrir, progressivement, leur vision du monde. Ils ont besoin de pénétrer plus profondément la connaissance qu’ils ont d’eux-mêmes, des autres et des situations pour mieux s’orienter, pour assumer leurs vulnérabilités tout en exprimant leur potentiel créatif et fédérateur. Ils ont besoin de cultiver leur propre écologie intérieure en vue de leur métamorphose. De chenilles, ils sont appelés à devenir papillons.
Notre monde en transformation a besoin d’eux, de leur regard ouvert, lucide et courageux, de leur belle énergie, de leurs questionnements, de leur force de vie.
A ceux-là, je propose un espace pour se rencontrer, pour se rassembler, pour élargir et aiguiser leur regard, pour assouplir et affermir leur posture, pour faire croître la conscience.
Si ces mots vous parlent, contactez-moi.
